Violence et douceur: combat ou alliance

 

Violence,

J’ai voulu nier sa présence à l’intérieur de moi et elle s’est retournée et m’a vrillé le corps : impossible de marcher, j’étais paralysée.

Je me suis fait violence, l’ai prise à bras le corps,  pour m’en faire une alliée pour combler toutes les failles et briser les tabous, une bonne fois pour toute : c’était encore brutal et inapproprié.

Alors j’ai observé douceur qui veillait à côté : de la violence elle a jeté le viol et gardé la puissance. Et maintenant elle se lance et rien ne lui résiste.

Et si la première victime de la violence était la douceur ?

Pourquoi donc la douceur devient-elle si pâle comparée à violence ?

En devrait–elle s’excuser d’exister,

Disparaître sans se dire,

S’effacer sans rien dire ?

 

Pourquoi donc le bonheur devient-il lettre morte

Qu’on ne puisse en rêver ?

Si la quête de bonheur est un leurre,

Si elle est dictature ou parole bien-pensante

Alors pourquoi aimer ?

 

Aimer…

Ça dérange tout le monde : ceux qui sont sur le quai qui voudraient bien monter avec ou sans ticket ou …se jeter sous le train pour ne plus y penser, c’est tellement plus simple.

Ça exige beaucoup : énergie, volonté, endurance et patience tant c’est dur de nager à l’envers du courant, de tenir la longueur, quitter le coup de foudre.

Ça demande de s’aimer avec toute sa violence : la laisser émerger, savoir lui pardonner pour pouvoir l’intégrer et la canaliser vers ce pour quoi l’on marche.

Aimer c’est déposer ses armes pour qu’enfin Yin et Yang osent se regarder, que la puissance de l’un serve la douceur de l’autre pour tendre à l’Unité.

Moi j’ai choisi mon camp, il n’est pas retranché

Paris, 13 novembre 2015girls do toys


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